Le loup, super prédateur et animal extraordinairement intelligent, est l’objet de toutes les polémiques, particulièrement ces dernières années. Si l’on ne peut nier les problèmes que certains d’entre eux engendrent auprès des troupeaux, il n’est pas uniquement l’animal sanguinaire que certains veulent voir, sans considérer son rôle essentiel dans l’écosystème.

Regardez plutôt cette vidéo démontrant comment la réintroduction des loups dans le parc de Yellowstone a modifié complètement l’éco-système et rétabli un cercle naturel vertueux.

Jean Michel Bertrand, auteur du magnifique « Vertige d’une rencontre » qui relatait sa quête de l’aigle royal, réalise en ce moment un film qui lui tient tout aussi à coeur. Depuis le printemps 2013, il suit une meute de loups sauvages. Il l’a attendue et espérée longtemps, et au bout de quelques mois, enfin, à force de patience et d’observation, a pu en approcher une. Toléré maintenant par ces animaux, gageons qu’il a pu tourner des images extraordinaires et inédites. Le film sortira fin 2016.

En attendant, vous pouvez le suivre sur sa page facebook

Ecoutez-le parler de son aventure dans l’émission de Denis Cheissoux, CO2 mon amour,  sur France Inter

le film de jean michel bertrand

Son producteur, Pascal Verroust, en parle :

« Filmer le loup sauvage pour la première fois, aller au plus près de son intimité.
Ce pourrait être le seul but de ce film, mais Jean-Michel Bertrand nous propose un autre voyage, plus intime dans une vallée inexplorée des Alpes. Dans ce lieu sauvage, le loup s’installe, loin des hommes et de leurs peurs. Mais en explorant cette vallée, Jean-Michel va à la rencontre d’un autre monde qui ne se révèle qu’à celui qui sait devenir invisible et qui a su garder ses yeux d’enfants. Le loup est le compagnon de notre enfance, combien de contes ont fait de lui ce personnage redoutable, croqueur de grand-mère ou de petits cochons. Notre film n’est pas un film animalier. C’est un film d’histoire comme celles qui justement accompagnaient notre enfance. »

Personnage curieux et attachant, le réalisateur français Jean-Michel Bertrand voit le jour en 1959, à Saint-Bonnet, capitale coquette du Champsaur où sa famille demeure depuis des générations. Dans ce territoire des Hautes-Alpes, le bocage luxuriant côtoie la rudesse des hautes montagnes.

L’école l’intéresse peu. Il court la montagne, préfèrant la compagnie des animaux et la solitude des cimes. A 16 ans, Jean-Michel se lance dans la vie active, tour à tour moniteur de ski ou « planteur d’arbres » au sein de l’Office National des Forêts.

Écologiste bien avant l’heure, son amour de la nature va l’emmener aux quatre coins du monde. Passionné d’images, il tourne un premier long-métrage en Islande. Le film recevra le premier prix du festival des films de Grands Voyageurs de Super Dévoluy.

Immergeant sa caméra dans des univers décalés, le solitaire à l’œil affûté n’arrêtera plus de tourner. A Belfast et Dublin, il témoigne de la misère des enfants des rues, qui survivent en élevant des chevaux. Délaissant cette urbanisation délirante, Jean-Michel s’échappe avec les nomades mongols. Pendant une année, il suit leurs errances millénaires.

De retour en France, le cinéaste se lance dans un tournage plus personnel : il part à la recherche de « son » aigle, -oiseau mythique qui orchestre ses rêves depuis l’enfance. Une quête filmée, dans son jardin, au cœur des montagnes champsaurines… Le cinéaste arpente des étendues oubliées, se fond dans le décor, scrute le ciel avec obstination… jusqu’à l’inoubliable rencontre.